Sclérose en presse ! De l’urgence de nous soigner d’une communication « maladive »

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Catastrophes naturelles, faits divers macabres, situations humaines alarmantes, malversations politiques mondiales, guerre, maladie…..Quel que soit le média concerné, certainement, avez-vous remarquez à quel point la communication est devenue négative ? De par ses divers et nombreux outils, l’information nous envahie, nous submerge de mauvaises nouvelles, pour la plupart, inutiles, ne nous concernant pas, ou bien pour lesquelles nous n’avons aucun pouvoir, encore moins d’influence. Tour à tour, les sentiments néfastes qu’elle procure, stress, frustration, affliction, indignation, insidieusement, nous isolent, nous divisent, nous déshumanisent. Et quoi de plus normal ? Par instinct de survie, par réflexe protecteur, chacun d’entre nous tente par ses propres moyens d’échapper à ce marasme permanent que l’on veut bien nous présenter comme étant l’unique réalité. Replis sur soi-même, colère rentrée, mauvaise humeur, pire encore, désintérêt de tout. Une mauvaise ambiance latente, une impression de non-pouvoir, un sentiment d’impuissance, un désespoir préfabriqué nous entrainent peu à peu vers l’abandon de nos convictions, de nos croyances, nous perdons nos repères, le sens des valeurs.

Pourtant, ce malaise global n’émane pas de notre quotidien personnel. Ces confusion induites ne résultent pas de notre propre vécu, ces sentiments ne sont finalement pas les nôtres mais sont en réalité  les conséquences multiples de ce qui semble être devenu une nouvelle forme de virus sociétal. Bienvenue dans l’ère de la fausse communication. Devenue produit, elle revêt divers déguisements. Manipulatrice, subversive, mercantile, sceptre menaçant d’un pouvoir invisible, sous faux prétexte de nous informer, de nous ouvrir les portes de toutes les connaissances, l’information moderne nous leurre. Pris dans le faisceau aveuglant des phares des « une » racoleuses, tel le lapin apeuré,  faussement éclairé, nous sommes paralysés. Sous l’air condescendant  de tout nous dire, l’on nous cache tout, nous éloigne de l’essentiel.

Ce cloisonnement individualisé nous maintient dans des  peurs, mues par une nouvelle  forme d’éducation balisée, uniforme. Finalement, ne sont-elles pas souhaitées, exploitées ? Cette inconscience forcée par une fausse impression de confidence, information dirigée, culpabilisante, quand elle n’est pas totalement erronée, entretenue et véhiculée chaque jour par des médias omniprésents, tel un brouillard malsain, fumigène déroutant, couvercle étouffant, inutile, stérile, n’est-elle pas le résultat d’une connivence cachée ? Serions-nous devenus les somnambules  désorientés que souhaitent dirigés nos castes supérieures ?

S’évertuer à le prouver, ne serait-ce qu’en débattre, ne serait que pure perte d’énergie. Plutôt que de nous gaspiller, nous user, nous désunir à vouloir se convaincre, ne gagnerions-nous pas à prendre à contre-pied cette « réalité virtuelle » et à retrouver une communauté vertueuse ? Inverser les fausses tendances, devenir le trait d’union des générations qui nous précèdent ou nous devancent. Oui, pourquoi ne pas croire en l’impossible. Celui de remonter le temps. Le temps ou communiquer avait son sens propre, du latin « communicare », c’est-à-dire partager, mettre en commun, mais avec la chance incroyable que nous procure les outils modernes. Si autant de volonté était mise à disposition avec comme moteur  l’envie de partager du positif, que deviendrait notre quotidien ? Illusion, utopie naïve ? Oui et alors ?  L’innocent n’est-il pas le plus heureux ?

Mais alors me direz-vous, quel est  le rapport entre la notion de communiquer et celle de se perdre ? Et bien il est très simple. Prenons l’exemple d’un arbre, si vous le déraciner, aussi imposant soit-il, il meurt. N’est-ce pas là le principe plus ou moins clair dans le quel nous plonge cette communication « uniformisante » ? Celui de nous confondre et nous rendre tous  identiques afin de mieux correspondre à un modèle plus malléable.

De par cette prise de conscience et grâce à cette  réunification  entre le déjà-vu et la nouveauté, la connaissance  et la découverte, nous pourrions choisir,  ensembles, vers où et quoi porter notre regard. Conjuguer nos talents,  retrouver nos valeurs,   les partager, au travers de sujets aussi variés que sincères, redonner du sens à nos conversations, échanger des points de vue, dans l’écoute et le respect, renouer des liens effacés, lissés par un progressisme intéressé  à outrance  qui n’a finalement mené qu’à l’éboulement des fondements de notre région et caractère.

Réussir cet aller-retour entre l’essentiel et l’avancée,   c’est le défi que s’est lancé notre association.  Pourquoi ? Parce que nous osons croire en l’idée « folle » que les choses simples, vraies et authentiques sont le remède à l’évanouissement de nos personnalités .Comment? Simplement,  en replaçant l’humain et notre région au cœur de nos préoccupations. Non  pour faire marche  arrière mais pour redonner de l’allant à nos existences.

Une fois n’est pas coutume, croyons fermement pouvoir faire du neuf avec de l’ancien, un renouveau par l’origine, une renaissance mutuelle. Tirons leçon de l’observation. Celle qui par l’exemple nous enseigne que  pour trouver le juste milieu il faut connaitre les extrémités. Ce juste milieu, peut-être y sommes-nous enfin parvenus ?  Entre sectarisme et mondialisme, osons croire que l’on puisse maintenant trouver l’expression juste.

Rétablir une qualité de communication, utile et bienfaitrice, semer du positif, tel un engrais parfaitement adapté et stimulant  nos capacités,  revenir à nos horizons, nous recentrer, c’est ce que notre équipe et moi-même vous proposons aujourd’hui.

Car totalement indépendante,  notre équipe de correspondants exerce dans la pleine mesure d’une  expression libre. Composée de femmes et d’hommes passionnés avant tout, issus de tout bord, de tout âge,  nous vous proposons de partager ce qui nous tient à cœur.

Notre souhait, redonner sa place à l’espoir.  Retrouver une qualité de vie mentale, une dimension humaine,  renouer des liens, en nous parlant mais également en nous écoutant. Pour cela, nous vous donnerons la parole, l’opportunité de vous exprimer, d’être entendu, reconnu, régulièrement.

Notre espoir, réveiller les forces endormies, redonner vie aux valeurs oubliées, relever les caractères de nos racines. A contre-courant d’un monde devenu trop petit mais inaccessible, resserrons-nous et retrouvons les fondations de notre si grande région, d’un tempérament hors du commun, riche et pittoresque, aux couleurs aussi variées que reconnaissables. À l’heure de la « sur-ouverture » futile, rapprochons-nous dans l’écrin rassurant de notre  belle catalogne.

Notre promesse, impartiaux et motivés nous traiterons de l’actualité sans parti pris ou influence, sans langue de bois ni démagogie intéressée. Nous donnerons la priorité à notre localité, à nos proches, à ce qui compte pour nous. Nous saurons dire ce qui est à entendre, dévoiler ce qui est à deviner, révéler ce qui est à savoir.Véritablement traiter de notre actualité, clairement  vous informer, telle est notre ambition.

Alors, chers lecteurs,  si ce projet vous plait, vous parait réalisable, ou possède déjà le mérite de vous interpeller, n’hésitez pas, exprimez-vous.

Stéphane Chain

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